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PARQUET COURTS (08/07/14) – Le Divan Du Monde

 

Le divan du monde est plein… pas étonnant, la sensation PARQUET COURTS se déplaçait à Paris cette semaine. Et c’est peu dire que la formation originaire de Brooklyn a déjà ses fidèles. En seulement 2 albums, Parquet Courts a étonné pas mal de monde (dont nous) et en a surtout fait bouger beaucoup (souviens toi le concert de La Maroquinerie) en invoquant brillamment la gloire du riff et du punk new-yorkais.

Les quatre déboulent sur scène nonchalamment, avant de se lancer dans une longue intro lancinante, la note de guitare tenue par Andrew Savage. Le groupe fonctionne en 2 temps, entre excitation et respiration. Si cette intro de concert est plutôt calme, l’ambiance s’électrise très vite lorsque Savage lance « Ducking and dodging » l’un des tubes du nouvel album. Ca se bouscule déjà bien devant la scène.

PC - Ben Savage 1

Le son est crade, les riffs sont bruts, on croirait presque que les garçons improvisent un bœuf dans un garage du coin. Et c’est bien ce qui fait toute la force de Parquet Courts, jouer dans l’urgence puis calmer le jeu avant de repartir, tenir le rythme et chanter presque faux, passer pour des dandys cools tout en affichant un je-m’en-foutisme salvateur.

Du coup, les morceaux s’enchainent très vite, font rarement plus de 3min. Le décor est posé immédiatement et engage les plus excités de sauter comme des fous à l’avant. L’arrière de la salle est un peu plus austère tout en restant attentif. Ce qui semble agacer un peu le guitariste Austin Brown qui rappelle à la foule qu’elle a le droit de bouger et improvise quelques étirements en guise d’encouragements. On se marre.

Leur but semble ainsi être de tout donner, faire le plus de bruit possible en jouant avec fougue. « Master of my Craft », « Light up Gold » ou « Up all Night » sont la pour le rappeler. Les garçons font cracher les guitares, crient dans le micro et sont habités par leur son pour une performance bien bordélique. Heureusement que quelques beaux morceaux lascifs calment le jeu entre 2 (Dear Ramona ou What Color is Blood par exemple). Nos oreilles ont bien besoin d’une respiration au milieu de ces cordes saturées…

Sur la fin, Brown attrapera une baguette de pain à côté de lui pour inventer une nouvelle façon de jouer de la guitare. Il en avale un morceau, et sature ses cordes avec pour un finish éclatant en mode larsen. Et le reste du groupe de lâcher ses instruments et se tirer de la scène sans se retourner… Rock n’ roll !

 

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