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ISAAC DELUSION (24/02/15) – L’Olympia

« Je m’voyais déjà en haut de l’affiche, en dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalait ». Qui n’a jamais rêvé le temps d’un instant, levant le nez sous les néons rouges du mythique Olympia, de voir inscrit son nom en tête d’affiche de la célèbre salle parisienne ? En ce 24 février 2015, dans le cadre de la quatrième édition du Festival A Nous Paris Fireworks, c’est le rêve de ISAAC DELUSION qui se réalise (fait rare pour un premier album). Et ça mérite donc de s’y arrêter un peu.

Affiche d’autant bien remplie quand on retrouve Years and Years en 1ère partie. Le jeune trio anglais tient haut l’étendard de l’électro-pop (mélange particulier de R’n’B, pop/électro, avec une voix soul manifestement bien maîtrisée). Ils retrouvent d’ailleurs une partie de leur public ici. On retiendra leur morceau enivrant « Real ». A noter que le groupe sera à Paris le 20 avril prochain pour son concert en tête d’affiche au Badaboum.

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Eh oui, parfois il y a une vraie cohérence de style dans la programmation des live : combo gagnant ce soir. On est bien là, la rêverie peut vraiment commencer.

Ce soir, les grosses lettres rouges annoncent ISAAC DELUSION et c’est assez émus que les 4 membres du groupe s’installent sagement (en ligne, rappelant la mise en scène des DJ de C2C ou Birdy Nam Nam). Si l’habillage de lumières chaudes, douces et colorées nous plonge dans l’univers rêveur du groupe, coté interprétation on sent de la retenue à habiter cette scène qui semble bien grande par moment. Peu importe, la voix de Loïc Fleury (du haut de ses 1m90) se déploie comme dans une cathédrale (mise en condition avec le groove religieux de « A little bit too high »). Une voix que le chanteur a travaillé, inspirée par Jeff Buckley, Thom Yorke et autour de laquelle s’est forgée l’identité du groupe (composé également des très bons Jules Pacotte, Nicolas Bourrigan et Bastien Dodard).

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Devant un public nombreux et conquis d’avance (un Olympia sold out eh oui), ISAAC DELUSION partage sa joie d’avoir atteint si vite cette scène de renom. Pas mal de retenue quand même, on ne doute pas que 2015 sera l’année de l’expérience et de la prise de confiance scénique.

Une infinité́ d’horizons musicaux: la pop sautillante de « She pretends », « The devil’s hand », son riff blues-rock et la prestation violon, « Midnight sun » au sample electro magnétique, sont chacun teintés de mélancolie mais jamais toute noire, ni toute blanche. On se retrouve comme suspendu à un fil. On planerait presque sur « Children of the night », qui distille sa pop hypnotique dans une chouette adaptation live. On notera cependant que cette version ne présente pas toute l’intensité de la version studio.

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Et puis on découvre lors du rappel que ISAAC DELUSION est partageur. Le groupe a fait monter sur scène une vingtaine de chanceux et on les sent plus détendus, tout simplement heureux de se déhancher sur « Pandora’s box« , morceau aux sonorités zouk (si si ça marche bien). Ça tombe bien car finalement nous aussi, on ressort de l’Olympia dans une bulle qui nous portera délicatement dans la nuit fraîche de ce mois de février parisien. De la dream-pop on vous dit !

Remerciements à l’équipe du festival
Photos © Pauline Ghirardello et © erisxnyx

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