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DEATH FROM ABOVE 1979 (28/02/15) – La Gaité Lyrique

Ce samedi soir, le service de sécurité de la Gaîté Lyrique a du se taper quelques sueurs froides. En accueillant les revenants DEATH FROM ABOVE 1979, on est pas sur que la salle ait mesuré le déchaînement du public. Les quelques tentatives de slam auront vite été calmées par des vigiles qui ne déconnent pas, mais les plus excités auront vite fait de rejoindre le pogo qui s’est formé peu après.

En arrivant à la Gaité Lyrique, le temps de la fouille du sac et de monter dans le grand cube noir, j’entendais déjà les échos de la 1ere partie qui venait juste de commencer. Les anglais barrés de TURBOWOLF chauffent la salle comme il se doit, exultant leurs morceaux, mélange de rock, psyché, punk et métal. Le chanteur se tord dans tous les sens, les musiciens sont dans le même état, et, bien que bordéliques, il est dur de rester insensible à cette attitude déglinguée.

Plus de trois quarts d’heure plus tard, alors que les visages aux trompes d’éléphants, emblème du groupe, trônent sur la scène, les 2 potes canadiens de Death from Above 1979 déboulent et commencent le set sans autre forme d’introduction. A ma droite, l’imposant Jesse Keller, tout de noir vêtu, avale une gorgée de bière et s’empare de sa basse translucide. A ma gauche, Sébastien Grainger, en complet salopette blanche s’installe derrière les fûts et s’apprête à faire chauffer ses cordes vocales. DFA 1979, c’est une histoire de rock n’roll. Fondé en 2001, le groupe n’avait sorti qu’un seul album saisissant avant de se séparer rapidement suite à plusieurs disputes. Le temps passe et les 2 gars décident de remettre le couvert l’année dernière avec « The Physical World », un album plutôt bienvenu car il permet au groupe d’amener un peu plus de mélodies tout en prolongeant sa brutalité sans faire de compromis.

DFA 09


Et effectivement, dès les premières notes, on sent bien que les compromis sont remisés à la cave. Bouchons d’oreilles quasi obligatoires, (les tympans de ceux qui n’en avaient pas doivent encore saigner…), la frappe de Grainger est fatale, entre syncope et précision, les riffs de Keller nous arrachent du sol et donnent envie de bondir. Nous n’aurons droit qu’à un timide bonjour au bout du troisième morceau, mais on s’en fout, le public éclectique, entre anciens, trentenaires et jeunes ados, prouve une fois de plus que le punk n’a que faire des générations, tant que la colère est la. Un seul souci, la voix de Grainger est complètement masquée par la puissance du son, et il faudra attendre le single « Trainwreck » en milieu de set pour que le son s’éclaircisse et la voix se délie. Cela dit, ça n’a empêché personne de vibrer furieusement sur leurs titres rageurs (Right On, Frankenstein, Virgins, Always On, Little Girl…).

Le groupe enchaîne ainsi ses morceaux sans véritable pause (une seule aparté drolatique de Grainger qui citera quelques spécialités culinaires en français) et donne au concert l’énergie d’une tornade qui dévaste tout sur son passage… La fin venue, on se dit que les 2 canadiens ont vu juste en faisant leur retour. Les concessions, ça va 5 minutes hein !

DFA 04

Remerciements à HIM MEDIA, CAROLINE INTERNATIONAL et LA GAITE LYRIQUE
Photos © Bastien Amelot

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