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MARIETTA (21/10/15) – La Machine du Moulin Rouge

Ce soir je suis allée voir MARIETTA à la Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge. J’ai pris mon temps pour quitter le boulot, je me suis doutée que ça allait commencer un peu tard. Je suis arrivée à l’entrée, on m’a donné un bracelet bleu. Me suis installée à une table, la musique de fond était pas mal : « Auto Neutron » de Fat White Family, la reprise de « People are Strange » des Doors par les berlinois de Camera (marrant, des allemands s’installent près de moi à ce moment précis)… La première partie commence avec un peu de retard. Un début de soirée mi-figue mi-raisin : pas grand monde, première partie prêtant le plus souvent à sourire de dépit. La voix est peut-être mal mixée, les textes en français dégoulinent la déprime… Si musicalement je n’ai rien à objecter, clairement ce n’est pas ma came.

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Et puis le messin et ses potes entrent en scène, ils vont entamer « The Falconer Girl ». J’ai vu plusieurs fois THE FEELING OF LOVE en live, jusqu’à aller en province exprès pour eux, et assisté aux premiers sets de MARIETTA en festivals (Villette Sonique et Rock en Seine, chroniqués sur ce site) qui ne permettent aucun doute sur la suite : Guillaume Marietta va assurer. Il a dû me repérer quelques fois d’ailleurs, car il me salue discrètement, et de petites étoiles me scintillent vaguement dans le corps.
Petit changement par rapport aux précédents concerts : Narumi Hérisson n’est pas au clavier, elle est ce soir remplacée par une demoiselle répondant au doux prénom de Mariette (si si !). Autre changement : le son ce soir est génial, on n’est plus en festival sur une petite scène gérée par des techniciens en speed, les balances sont d’ailleurs bien plus propres que pour la première partie.
Ironie sur le deuxième morceau, « Death to the Music » comporte les paroles suivantes : “This one chord song, does it still remain the same?” tandis que Paul Rannaud y pète une corde ! Il récupère la Rickenbacker toute mince du premier groupe pour lancer « Chewing your Bones », premier single de l’album. Elle lui sied à ravir. Déjà quelques gouttes de sueur ruissellent sur le visage concentré du frontman, qui se tourne régulièrement vers Paul « Speedy Vitesse » Ramon à la batterie. Ce dernier mène le rythme avec beaucoup plus de finesse que ne le laissent présager son expérience chez LA SECTE DU FUTUR, le garage punk de SKATEGANG, son pseudo, ou son t-shirt brandé heavy metal !

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Si tous les titres joués ce soir s’enchainent avec une cohérence proche de la perfection, aucun ne se ressemble vraiment. Les atmosphères à l’influence shoegaze tirent vers le pan le plus élégant que la pop puisse offrir, tendance Syd Barret, d’une limpidité et d’une consistance toujours renouvelées. J’aurais passé une heure fabuleuse devant la scène ; l’audience n’était pas bien dense, mais les présents souriaient, dansaient en trip. L’espace autour de moi, et le cosmique dedans !
Le groupe semble prendre plus forme à chaque nouveau concert… Vient (trop vite) le dernier titre, « The NBA Conspiracy » qui s’étend en forme de trip infini, genoux à terre, lignes de basse d’Henri Adam à se damner. Tout l’album a été joué : pas de rappel possible, tout a été donné ! Guillaume Marietta invite à le rejoindre pour acheter son album au merch ; alors qu’il descend de scène un type lui demande s’il a des t-shirts, ce à quoi il répond d’un joli sourire « Non pas encore ».

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Je suis rentrée chez moi, j’ai mis le CD immédiatement, comme à l’époque où on achetait un CD plus ou moins à l’aveugle et surtout sans internet, quand on ne classait pas tout dans des dossiers sur un disque dur pour plus tard. J’ai ouvert la pochette, et j’ai vu les paroles. Putain, je promets que je me suis retrouvée exactement comme à mes 15 ans dans ma chambre à découvrir un joyau : artwork intime, paroles cryptiques qui transpercent, je lance la musique dans laquelle je baigne encore… Ça me parle. Vraiment.

Texte et photos : © erisxnyx pour STBC
Remerciements à la Machine du Moulin Rouge

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