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ROCK IN THE BARN (24/09/16) – Giverny

Deuxième journée du ROCK IN THE BARN 2016 sous un soleil qui inonde le site de la Ferme de Grande Île, et où les hostilités commencent dans la grange en fin d’après-midi.

Le jeune groupe angevin THE BLIND SUNS, dont on ne sait pas grand-chose, est emmené par une demoiselle au timbre de voix assez particulier. Bien qu’on n’ait pas totalement adhéré, la formation manquant forcément de vécu, nous ne passons pas un moment désagréable pour autant.
En réalité, on a surtout envie de profiter de la température encore estivale devant la scène extérieure, où le trio LIBIDO FUZZ est annoncé. Les influences heavy rock 60’s transpirent ; le guitariste/chanteur ne perd pas une occasion pour démontrer sa dextérité. Gros riffs bien lourds, rythmique puissante, un heavy psyché bien rentre-dedans malgré quelques longueurs. A suivre…
Impression nettement plus mitigée pour THE ROARING 420’s, groupe indé majeur de la scène psyché allemande. Les sonorités s’avèrent loin d’être déplaisantes, parsemées de quelques touches de sitare, mais le groupe ne nous a simplement pas touchés. Peut-être à cause d’un bassiste au jeu et à l’attitude un peu trop groovy à notre goût pour ce genre musical…

Retour au grand air pour retrouver MARIETTA. Accompagné de sa clique de musiciens que l’on a l’habitude de croiser sur divers concerts parisiens, Guillaume entame le set de manière plutôt tranquille. Départ volontairement pépère pour une heure de concert qui ne cessera de monter en intensité. Passé le single « Chewing Your Bones » rapidement expédié sans être forcément mis en valeur, la suite sera nettement plus enlevée. Une escalade en puissance maîtrisée de la part d’un groupe qui connaît parfaitement son sujet et tire le meilleur de chaque musicien. Toujours un véritable plaisir d’assister à un concert de MARIETTA !

On poursuit avec les deux prochains concerts : SOUND SWEET SOUND qui malgré la belle puissance dégagée se montre en dessous de nos attentes, et FOREVER PAVOT dont l’univers psyché/pop foutraque ne nous donne que trop peu d’émotions.

Ce n’est en revanche pas le cas des suivants : DEAD HORSE ONE vont faire complètement décoller notre deuxième journée de festival. Lorgnant davantage du côté shoegaze que de celui du psyché, les cinq gars de Valence tiennent leur audience sous haute tension pendant une petite heure. Se complaisant dans des titres au rythme lent, DEAD HORSE ONE terrassent la grange avec un mur de guitares, délivrant un des meilleurs sets du week-end sans hésitation.

On aimait déjà beaucoup KAVIAR SPECIAL avant le ROCK IN THE BARN, on les aime encore plus après cette performance sous les étoiles normandes. Palme du concert le plus bondissant et remuant attribuée aux rennais, qui s’imposent définitivement comme le fer de lance de l’excellente scène garage bretonne. Riffs puissants, refrains fédérateurs et une joie d’être là communicative qui mettra à mal les barrières de sécurité : du pur rock’n’roll !

Il nous manquait la petite touche What The Fuck du festival, c’était sans compter sur SMOOTA et sa pop synthétique plutôt déboussolante au départ, mais qui se révèle plutôt bien fichue au final. Dave Smoota, viking au look parfait échappé du groupe TV ON THE RADIO, se mue en une sorte de Rael du Love, prêchant l’amour de son prochain entre les chansons. Du groove et de bonnes vibrations dans la grange pour un bienvenu moment de légèreté.

C’est comme à leur habitude, chapeaux visés sur les têtes, que NIGHT BEATS prend le relaie. Si l’esprit général est ici au psychédélisme, leur musique s’en éloigne bien souvent pour s’aventurer sur différents terrains entre blues un peu heavy, voire presque soul par moments. Les texans créent un melting-pot musical matraqué à grands coups de guitares, au son volontairement cradingue. Avec trois albums au compteur, NIGHT BEATS est devenu une valeur sûre de la scène US et le prouve à Giverny par un concert rugueux et parfaitement maîtrisé. Classe.

Le long larsen final signifie la fin de notre festival, tandis que la fête se poursuivra jusqu’à tard dans la grange, sous les beats électroniques. Une nouvelle édition de ROCK IN THE BARN qui se termine et une seule envie en partant. Que Martin Carrière et sa bande de passionnés continuent à faire vivre ce festival et à proposer de la musique live ambitieuse à Giverny. Merci à eux.

 

THE BLIND SUNS

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LIBIDO FUZZ

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THE ROARING 420’S

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MARIETTA

 

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SOUND SWEET SOUND

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FOREVER PAVOT

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DEAD HORSE ONE

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KAVIAR SPECIAL

 

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SMOOTA

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NIGHT BEATS

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Photos © Bastien Amelot
Texte M.A
Remerciements à l’équipe du Rock in the Barn

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