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DIIV au Trabendo / THE WARLOCKS au Supersonic (27/09/16)

A programmation parisienne exceptionnelle, live report deux-en-un. Nous revenons sur cette soirée du 27 septembre lors de laquelle le choix ne nous a pas été permis, encore ravis de la dernière prestation des WARLOCKS et fermement décidés à assister au feu d’artifice promis par DIIV.

Nous arrivons donc au Trabendo alors que le DJ set bat son plein. Façon de parler, car la salle est encore éparse, la majorité de l’audience prenant parti des derniers embruns de douceur de la saison sur la terrasse. Qu’importe, nous nous positionnons devant la scène, retrouvons des sourires sur les visages, et comprenons d’avance que le concert sera placé sous le signe de la bonne humeur.
Zachary Cole Smith arrive sur scène à 20h30, prend son micro entre les mains pour ouvrir la séance : « Bonsoir, je suis DIIV » ! Nombreuses seront les interventions parlées des new-yorkais entre les morceaux ce soir : souvent en français, mais toujours cryptiques, empreintes de ces drogues qui parcourent clairement les veines de cette gueule d’ange. Tous sur scène se contorsionnent, donnent le meilleur de leur shoegaze accrocheur, comme s’il en dépendait de leur vie. Place surtout à la spontanéité : le groupe ne cesse de demander des requêtes, bien souvent accordées entre « Bent (Roi’s Song) », « Past Lives » et « Take Your Time »… Chaque morceau ou presque est introduit d’un mot bienveillant, Zachary confondant manifestement rêve et réalité (« I’m having the weirdest dream right now! »), ne trouvant pas le goulot de sa bière (!) en prônant les effets de la belge Mort Subite, et suggérant de ne pas croire que qu’on dit : ne jamais tout tester par soi-même, faire confiance, les drogues dures sont un piège ! On croit rêver nous aussi à vrai dire. Un grand n’importe quoi humain se dilue dans beaucoup de maîtrise scénique, durant une heure et demie de générosité plus rappel de dix bonnes minutes. Le tout en présence du père de l’un, de la meilleure amie de l’autre, de Julia Cumming (bassiste de SUNFLOWER BEAN), de méga fans aux premiers rangs qui se jettent en stage-divings plus ou moins bien réceptionnés selon le facteur corpulence/surprise… Bref tout semble en place pour dessiner d’immenses sourires chez tout le monde ce soir. Si vous croisez les loustics dans la rue, dites-leur « I was at the Trabendo show », ils vous sauteront probablement au cou de bonheur…

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Nous voilà donc à arpenter les rues de Paris pour aborder le deuxième groupe de la soirée. Destination la rue Biscornet entre Bastille et Gare de Lyon : devant le Supersonic se présente ce qui semble une interminable file d’attente très calme, composée de connaisseurs qui ne sont pas là par hasard. En effet quelques jours plus tôt, les WARLOCKS ont pu être rebookés sur le dernier slot libre entre de leurs tournées continentale et UK, dans cette cité qui leur est toujours si accueillante. Show surprise, mais surtout grande forme pour les californiens. Comme s’ils avaient lu notre dernier report de Petit Bain, nous voici gratifiés d’une généreuse setlist, somme toute complémentaire à celle de la semaine précédente (ajout de « So Paranoid », « Hurricane Heart Attack » et autres beautés…), le sourire extraverti en plus. L’engouement sensiblement plus prononcé du public y est pour beaucoup : Bobby Hecksher laissant sa Gretsch pour un bon solo d’une minute à un fan assidu du premier rang, slam d’une gueule d’ange extatique qu’on a déjà croisée en maints concerts de bon goût, tête-à-tête d’une minette avec le charmeur JC Rees… Tout ce partage exacerbé au maximum dans une salle comble et moite nous fait, une fois de plus, nous sentir au bon moment au parfait endroit.

Une soirée teintée de psyché de la meilleure facture, inespérée, simplement magique.

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Texte et photos © erisxnyx pour STBC
Remerciements au Trabendo et au Supersonic

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