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CAVERN OF ANTI-MATTER + ULRIKA SPACEK (28/09/16) – Point Ephémère

Double affiche ensoleillée en ce début d’automne au Point Ephémère puisque nous y retrouvons deux découvertes de nos festivals d’été entre Nîmes et Saint-Malo.

C’est avec les londoniens de ULRIKA SPACEK que les hostilités commencent. Niveau présence scénique, les cinq garçons donnent la même impression qu’à la Route du Rock. Si ils semblent peu communicatifs et parfois éteints, cela ressemble plus à de la pudeur de débutants et à leur manière de délivrer la musique avec précision. Après tout, ça n’a pas beaucoup d’importance puisque le groupe est là pour jouer et non se la jouer.

Plus ou moins formé un soir de cuite par le double Rhys (Edwards et Williams), ULRIKA SPACEK est l’une des découvertes les plus prometteuses depuis un moment ! Avec des qualités techniques indéniables, les musiciens jouent au plus près de leurs cordes témoignant une passion affirmée. Le socle rythmique et mélodique est à chaque fois posé dès les premières notes du morceau, pour ensuite se laisser aller en digression autour de la base.
L’entame sur le riff puissant de « Beta Male » illustre bien le style et nous prend de suite aux tripes pour ne plus nous lâcher. C’est lourd, collant, ça attrape les oreilles et fait secouer la tête ; 3 minutes d’intro géniale avant que le titre se calme, laissant place à un chant lointain et aux doux pincements des cordes, révélant le côté psyché de l’affaire. Mais pas d’inquiétude, les guitares reviennent très vite foutre une mandale. Un premier effort déjà schizophrène, mais le titre de l’album n’annonçait-il pas déjà la couleur !
Sur « Strawberry Glue », c’est l’inverse, la ballade débute doucement puis laisse le front de guitares s’énerver sur sa structure de base avec un son impeccable dans la salle. Tous les morceaux d’Ulrika Spacek se révèlent puissants et addictifs. De la planante « I don’t Know » bourrée de reverb, au single enflammé « She’s a Cult », la ballade « Ultra Vivid » qui termine sa course sur une boucle folle, ou bien la bouillante « There’s a Little Cloud… ». Le concert des anglais se révèle impeccable, à la fois profond et instinctif et le seul reproche que l’on puisse faire est sa durée trop courte !

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Place alors à CAVERN OF ANTI-MATTER, la nouvelle formation de l’ancien Stereolab Tim Gane que l’on avait découverte au TINALS début juin et qui avait fait hurler la foule de plaisir sur la petite scène.
Avec un batteur de génie, Joe Dilworth et un claviériste non moins talentueux Holger Zapf, l’anglais laisse libre cours à ses divagations cosmiques avec un krautrock libérateur aux effets retro/futuristes. A écouter dans son salon, l’effet est un peu moindre, mais Cavern est un groupe à voir absolument sur scène ! Là non plus, l’effet ne viendra pas des musiciens plutôt discrets, mais plutôt du voyage auquel ils invitent. En gros, tu fermes les yeux, et tu te laisses embarquer par la jam-session, à la limite, tu les gardes ouvert pour scotcher sur le jeu de baguette du drummer ou les impros de guitare.
En passant d’un groove hypnotique (Tardis Cymbal, Insect Fear), à de la presque-pop légère (I’m the Unkown), ou de la techno hallucinée (You’re an Art Soul) le trio s’assure l’attention du public nombreux. Alors bon, c’est vrai qu’à mi concert, quelques titres font un peu retomber la tension balancée au début, mais il suffit de voir Time Gane les yeux fermés, complètement absorbé dans ses impros de cordes, mettre quelques moments à retrouver ses esprits à la fin de chaque titre, pour se convaincre du bien-fondé de l’entreprise. La musique de la caverne est un jam passionnant, une exploration spatiale qui se veut presque sans fin pour peu que l’on se laisse emporter par le trip.

Et sinon, les gars du Point F, vous nous en refaites quand des doubles affiches canons comme celle-là ???

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Photos et texte © Bastien Amelot pour STBC

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