Live Reports & Pics

KEATON HENSON + Paul Thomas Saunders (23/10/16) – Café de la Danse

Le rare et délicat KEATON HENSON avait donné rendez-vous à son public parisien dimanche soir, au Café de la Danse. Un compositeur à la sensibilité exacerbée, que l’on avait découvert il y a environ trois ans pour un concert émotion dans l’église St Eustache. La salle ce soir est en configuration assise. Gradins déployés au maximum et tapis au sol en devant de scène. Le café de la danse se met au diapason d’un concert intimiste, complet pour l’occasion.

Totale cohérence dans le choix de la première partie où le jeune anglais PAUL THOMAS SAUNDERS est invité pour un set acoustique, seul avec sa guitare. Dépouillé de tout arrangements pop parfois pompeux sur albums, les chansons du songwriter se révèlent attachantes et justement interprétées par un P.T SAUNDERS impliqué dans une demie heure de set agréable. Une parfaite mise en condition.

dscn5469

dscn5462

dscn5470

Forcément le changement de plateau s’effectue rapidement et la musique d’ambiance disparaît avec les premières mesures d’un violoncelliste, compagnon du soir de KEATON HENSON, présent sur la totalité des morceaux joués ce dimanche. Le compositeur anglais à l’allure chétive fait discrètement son entrée sur scène, la barbe toujours aussi fournie, en saluant discrètement la salle. S’en suit une heure d’interprétations épurées et saisissantes d’émotions durant laquelle K.HENSON alterne entre guitare et piano. C’est d’ailleurs penché sur son clavier pour délivrer la superbe ‘No Witnesses’, single tiré du dernier LP ‘Kindly Now’, que l’émotion nous saisit littéralement. Sans conteste une des plus belles chansons de son répertoire.
Si la mélancolie et la délicatesse du musicien transpirent en chacune de ses chansons, on est plutôt surpris de le voir communiquer régulièrement avec son auditoire, voir même de sourire, plaisanter. En aurait-il fini avec cette peur chronique de s’exposer et de communiquer ? Peut être bien , toute mesure gardée, au vu de la prestation du soir. Autre moment fort de la soirée, « 10 a.m gare du nord », immédiatement reconnu par les fans, qui retrouvent tout le talent de KEATON HENSON à appréhender ses mélodies tourmentées sans pour autant tomber dans le stéréotype.
Après le classique faux départ de scène, le concert s’achève sur l’ habituel hommage à son idole Jeff Buckley, dans une version de ‘Hallelujah’ un peu brinquebalante au début (K.Henson se perd dans les accords…) mais rattrapée par l’émotion d’une chanson intemporelle. Un joli concert intimiste qui renforce davantage l’affection portée à un artiste dont la pudeur est aussi rare que touchante.

dscn5523

dscn5553

dscn5537

dscn5533

Remerciements au Café de la Danse
Texte M.A pour STBC

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s