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THE PAPERHEAD + BLONDI’S SALVATION (10/04/17) – Espace B

Ce soir, l’Espace B accueille une programmation psychédélique de bon aloi pour attaquer la semaine sur de bonnes bases.

C’est BLONDI’S SALVATION qui attaque. Le groupe avec son orchestration à géométrie variable nous fait à coup sûr voyager l’esprit. Les musiciens s’échangent les instruments tout naturellement. Le groupe est très concentré. Peu ou pas d’échanges avec le public mais l’essentiel est ailleurs. Le joli son psyché et les sonorités des instruments à cordes orientaux nous font facilement entrer en transe, sans qu’il n’y ait besoin d’en rajouter. Les structures et les motifs kaléidoscopiques se répètent sans la moindre lassitude. On voudrait que ce soit plus long !

THE PAPERHEAD prend la suite. Déjà vu à l’Espace B sur la tournée précédente, le groupe réservait à l’audience de ce soir une toute autre approche. D’emblée, le concert commence par un long jam, mélange entre free jazz et rock progressif. On finit par retomber sur nos pieds en reconnaissant un morceau du dernier album après 15 minutes ou plus d’improvisation. Ouf. Le groupe, sûr de lui, joue avec son public en amorçant nombre de fausses fins qui repartent sur autre chose (diable, serait-on tombé sur la version longue avec les bonus du réalisateur perché ?). Déconcertant et amusant mais pour certains source probable de décrochages. On est loin des canons du genre. Parfois, néanmoins, on tombe sur un vrai morceau de Kinks ou de Syd Barrett dans le paquet de cookies aux pépites de couleurs vives, en psyché dans le texte « progjazzeux ».

Le groupe est complètement dans son monde, ce qui est plutôt bien à partir du moment où on veut le suivre. C’est d’ailleurs notable via le prisme des réactions du public qui furent très variées, allant de l’extase totale et communicative à l’aller retour au bar pour se remettre de l’itinéraire bis non prévu. Bison futé aurait-il fumé toute sa réserve ? Le saxophone est omniprésent par rapport à la version studio des morceaux du petit dernier (qui sera le seul (un peu) joué de ce soir) et qu’on arrive à distinguer de temps en temps (coucou, je suis là). On peut louer la prise de risques du groupe de se lancer ainsi à l’aventure dans des discussions musicales improvisées plutôt que de jouer son album. On peut aussi se demander si l’utilisation aussi importante du saxophone est bien nécessaire (et avec parfois un goût douteux diront certains). A l’autre bout de la scène, la guitare bien souvent assez noisy donne un contraste saisissant avec les autres instruments. Au final, c’est la basse qui fixe le plus mon attention. Bien ronde, elle ramène tout le monde ensemble. Ce n’est sans doute pas un hasard qu’elle soit placée au milieu de la scène. Le groupe joue encore de façon différente pour et avec son public en théâtralisant les dialogues sur Pig avec flots d’échos et de réverbe.

Ce soir, THE PAPERHEAD nous aura offert tout autre chose que ce que l’on était venu chercher. Doit-on réellement s’en plaindre ? Probablement pas, surtout que la maîtrise technique et la cohésion étaient là. Cependant, on peut aimer un peu plus de variété. On peut aussi apprécier plus de concision sur certains morceaux qui aurait donné plus de rythme à l’ensemble et de place dans la setlist à leurs petites pépites pop psychés précédentes.

Photos et texte © Nicolas Bauclin pour STBC
Remerciements à l’Espace B

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