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THIS IS NOT A LOVE SONG FESTIVAL (09/06/17) – Jour 1

Dès l’issue d’une fabuleuse performance de SHELLAC en clôture de l’édition 2016, on se projetait, on espérait, on avait envie de retourner au THIS IS NOT A LOVE SONG FESTIVAL. Son ambiance à la cool, sa programmation pointue et cohérente, son site à taille humaine et le généreux soleil nîmois, autant d’éléments qui ont fait de l’événement un rendez-vous incontournable.

Ce vendredi, le début de festival est placé sous le signe des « girl bands ». GOAT GIRL inaugure en effet ce premier jour, avec une courte performance qui manque cruellement de densité. Malgré quelques titres efficaces, on ne retiendra de ce premier set que des enchaînements trop longs entre les titres et l’attitude trop « je-m’en-foutiste » de l’ensemble du groupe. En face sur la grande scène extérieure, les cinq londoniennes à paillettes de YASSASSIN donnent une saveur pop-rock plus acidulée à ce début de journée ; brandissant les manches de guitares et basse avec un peu plus de hargne, elles semblent sincèrement ravies d’être là et transmettent cette sensation comme un virus.
La montée d’adrénaline continue avec la performance rageuse et déchaînée de THE COATHANGERS. Dans la grande salle de la Paloma, les trois filles évoluent clairement en division supérieure, à tous niveaux. Une heure de garage/punk d’une efficacité redoutable à l’issue de laquelle un festivalier des premiers rangs repart avec une guitare, offerte par la bassiste. Premier très bon moment rock’n’roll de ce festival !

 

C’est l’heure des GROWLERS sur la grande scène extérieure : on va pas tourner autour du pot, la team STBC s’est globalement ennuyée. Niveau morceaux, il ne se passe plus grand chose depuis le dernier album (voire celui d’avant déjà), et côté présence scénique, heureusement que les mecs sont sept pour occuper l’espace car il ne faudra pas compter sur la consistance de leur motivation.
Certains dans le public fournissent l’effort jusqu’au bout pendant que de l’autre côté du site, sur la scène Bamboo, ALEX CAMERON est en train de prouver qu’il n’est pas que la curiosité bizarre que l’on avait découverte il y a plus d’un an. Le crooner a depuis gonflé ses compositions avec un backing band au taquet et se plait comme d’habitude à faire vivre intensément ses chansons retro à coup de déhanchement lascifs. Un live über cool où la beauté cassée du frontman fait des merveilles.
Retour dans la grande salle où THE MAKE UP vont assurer le premier concert WTF du festival. Leur récente prestation à Villette Sonique avait enflammé Paris, c’est au tour de Nîmes de se faire secouer par le blues/punk des américains. L’intenable Ian Svenionus, chanteur/performeur hors pair, fait le show tout le long d’un concert rageur et bien ficelé, sur la thématique de la gestation (!) pompant toute l’attention du public au détriment du groupe stoïque en arrière plan. Un spectacle éblouissant.

Ça y est, notre TINALS 2017 est définitivement lancé ! En effet, le combo made in South London de SHAME enchaîne dehors pour nous déverser sueur et tripes en pleine face, et ça fait un bien fou. On pense aux airs habités de GIRL BAND ou de BAD BREEDING ; ces gamins qui n’ont probablement pas 20 ans décalquent tout sur leur passage sans jamais un relâchement, l’assurance vissée au sourire narquois, sous les étoiles de Nîmes. La grande claque « nouveauté brit-punk » du festival, rien de moins.
Pourtant annoncés à trois, c’est en formule duo (les deux frangins Blaha) que THE BLIND SHAKE assurent leur set non loin de là. Du rock burné à l’esprit garage et aux vapeurs de blues qui capte rapidement l’attention des festivaliers. Un moment cool mais pour lequel on ne décollera jamais complètement, la formule atteignant rapidement ses limites…

 

 

De retour à l’air libre et pendant que CHRIS COHEN déroule ses mélodies charmeuses devant un public attentif, on se prépare pour le set electro à ne pas louper cette année, celui de MODERAT. Les allemands manient comme personne les machines pour en sortir des basses assourdissantes, mêlées à des mélodies aériennes addictives. Sous la douce nuit nîmoise, le trio livre un set puissant et justement calibré, magnifié par un jeu de lumière et des visuels de bon goût : la classe électronique.

Pendant ce temps les Mancuniens de SPRING KING ne bouleversent pas grand monde sur la Bamboo, la faute peut-être à la fatigue de cette longue et chaude journée déjà riche en émotions à ce stade ; on ne regrettera pas de tourner les talons vers la grande salle de Paloma, pour achever ce premier jour par le rock burné de TURBONEGRO. Les norvégiens, qui se font plutôt rares en France, ont entraîné avec eux leur horde de fans facilement reconnaissables. Refrains fédérateurs, grosse guitares, shorts au ras du paquet, le groupe fait le show et reprend du QUEEN… On tape un peu du pied depuis le balcon, on sourit devant cette belle vue d’ensemble, puis on peine à trouver de l’intérêt sur la longueur. Voici l’heure de quitter le site et d’attendre une éternité la navette vers le centre, la team ravie d’un premier jour satisfaisant et impatiente de la suite de cette prog’ qui s’annonce canon du début à la fin.

Texte et photos © MA, Bastien Amelot et erisxnyx pour STBC
Remerciements au TINALS

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