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ROCK IN THE BARN #8 (23/09/17)

J’avais beaucoup apprécié l’édition de l’an dernier et je me faisais une joie de retourner dans ce lieu bucolique situé à une encablure de Giverny et de la maison de Monet… Mais cette année, le tableau impressionniste s’est quelque peu déplacé dans une commune voisine, dans le petit hameau d’Ecos. Nous ne reviendrons pas sur les sempiternelles querelles de villages… Heureusement pour nous, les dynamiques organisateurs, tout en débrouille, ont réussi à trouver une autre ferme pour accueillir leur ROCK IN THE BARN. J’ai eu la chance de faire le trajet en voiture, et passé le péage de Mantes-la-jolie, les petits chemins de campagne sont une invitation au voyage où la nature reprend ses droits. Je vous laisse imaginer un petit coin de paradis perdu dans les champs avec 2 granges qui font office de salles de concerts. Pas de risque de problèmes de voisinages ! Même le camping improvisé a une vue surprenante sur les bois aux alentours. La soirée et la météo s’annoncent sous de bons auspices.

La soirée débute tranquillement avec le Dj set de Vénus In Fuzz, et ça nous titille les oreilles que d’écouter des morceaux rock plus ou moins cultes pour entrer dans le vif du sujet. Le premier groupe, LA HOULE, n’a pas fait de vagues. Je sais, c’est facile mais c’est la stricte vérité. THE GOATIES, trio Normand un peu perché, a mis tout le monde d’accord avec un show très accrocheur. Il faut dire qu’ils n’ont pas lésiné sur la mise en scène avec un grimage hérité de leur parcours circassien. En un mot, j’ai adoré, tout comme SHERAF, un groupe angevin qui joue du rock garage lardé de salves volcaniques. Je n’ai pas envie de m’étendre sur les MADCAPS que j’ai déjà vu jouer de nombreuses fois sur Paris et qui ont bien du mal à renouveler et magnifier le rock 60’s. Quant aux DEAD RABBITS, leur set ne tient pas sur la durée….. Aucun problème pour JC SATAN, ça dépote comme à chaque fois, en adoptant une fracassante luxuriance instrumentale qui transcende les festivaliers dans une liesse communicative.

En fait, ROCK IN THE BARN, pour cette 8ème édition a eu un réel parti pris pour le rock, le vrai, avec des guitares tapageuses qui te rendent sourd mais heureux. Eh oui, étant donné que les Babe Rainbow n’étaient plus là pour psyché-grooviser tout ça (la faute au van qui a rendu l’âme), nous nous sommes retrouvés avec des musiciens pour la plupart rouennais. En effet, SUN DUNES a remplacé les Babe Rainbow au pied levé (ils ont su qu’ils jouaient une heure avant) et a réussi l’exploit de produire un set d’une grande maîtrise. Venant de la même ville, les 4 gars de MNNQNS sont dans ma playlist depuis un petit moment déjà. Ravie de les revoir en live après leur prestation remarquée à Rock en Seine en août dernier, le groupe dégage toujours autant d’énergie, embarquant le public dans son univers bouillonnant et suintant. Encore et toujours de Rouen, le trio SERVO nous achève littéralement à 1h du matin. Leur cold psyché s’écoute religieusement, se respire voluptueusement et se faufile finalement dans nos neurones en sommeil. Et si l’avenir du rock français était rouennais ? Un ROCK IN THE BARN 2017 sous les pommiers de Normandie dégusté sans modération. « 

Texte et photos © Margaux Hardelay pour STBC
Remerciements à l’équipe du ROCK IN THE BARN

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