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ULRIKA SPACEK + Halo Maud (20/11/17) – Le Point Éphémère

Pour bien commencer la semaine Spin The Black Circle était au Point Ephémère pour voir les brillants ULRIKA SPACEK dans l’une de nos salles parisiennes préférées. Voici ce qu’il s’est passé.

HALO MAUD ouvre dans un registre différent de la tête d’affiche. Je ruine le suspense d’entrée de jeu. J’ai peu apprécié. Certains éléments instrumentaux pourraient rappeler Melody Echo’s Chamber mais dans l’ensemble je suis loin d’être aussi convaincu. Le mystère n’est pas là. On est plus dans un registre pop française qui ne me parle pas du tout en particulier au niveau du chant. Une partie du public écoute religieusement, certains sont même sans doute venus pour eux. Le groupe est content d’être là. La salle n’est pas loin d’être remplie et le sera encore un peu plus pour la tête d’affiche. Je retiendrai donc les quelques mines ravies.

A présent la tête d’affiche : ULRIKA SPACEK. C’était ma découverte de l’édition 2016 du festival psychédélique parisien à la ferme du Buisson. Après un passage remarquable en première partie (pour les barrés Cavern of Antimatter), ici même, l’année dernière, nous étions impatients de découvrir en live le nouvel album sorti en milieu d’année.

Ce soir la scénographie du groupe est bien particulière puisque deux grosses ampoules sont pilotées par les pulsations cardiaques de deux des musiciens. Un dispositif les relie via un boîtier fait maison. Une affiche A4 explique la démarche à côté de la scène à la manière d’un cartel dans une exposition. L’artiste à l’origine de l’installation Sara Shishkova est là pour superviser. On a l’impression qu’elle fait pleinement partie du groupe. C’est la première fois que le dispositif sort d’Angleterre. L’éclairage chaud qui émerge des ampoules dans la pénombre nous ferait presque voyager dans un des plus beaux tableaux de la peinture flamande. La jeune fille à la Perle en un peu plus rock’n’roll. Le rouge de la chemise d’un des guitaristes nous rappelle les tonalités chères à Brueghel.

 

Si visuellement le light show est attractif, la musique n’est pas en reste. On plonge directement avec délice dans les circonvolutions instrumentales du groupe. Toute la finesse psychédélique est là, les mélodies également. Si le groupe est adepte des longs instrumentaux tortueux, il n’en oublie pas de composer de belles chansons et ça le différencie de la quantité de groupes dans le registre. Les tempos sont plutôt lents et nous donnent envie de nous blottir au sein de ces petites merveilles qui tendent leurs bras le long des minutes qui s’écoulent sans qu’on les voit passer. La virtuosité d’un ninja, la douceur d’une geisha. On avait déjà remarqué au début du set que le valeureux batteur du groupe était un brin livide. Cela se confirmera au cours de la soirée. Le groupe réellement désolé nous sort de notre transe, un peu hagards et déboussolés. Il sera obligé d’écourter son concert pour que son batteur, en larmes, puisse aller se reposer. Pas de doute, on les reverra prochainement. Et au vu des circonstances, on peut dire qu’ils ont bien assuré. Le psychédélisme réussi encore à nous surprendre et à nous émouvoir. ULRIKA SPACEK en est une des plus belles expressions.

Remerciements au Point Ephémère
Texte et photos © Nicolas Bauclin pour STBC

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